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Londres - Dans un entretien exclusif accordé à RadioActu, Annika Nyberg, présidente de WorldDAB, a évoqué la situation du DAB en France. Elle s'est également exprimée sur la création d'une marque commune DAB-DRM.
RadioActu : Pouvez-vous nous dresser le bilan de la situation du DAB en Europe ?
Annika Nyberg : Il se passe beaucoup de choses en Europe, dans de nombreux pays comme l'Italie ou l'Espagne, la Hollande et la Belgique. Mais je pense que le pays où le développement est le plus important, en dehors de l'Angleterre bien sûr, est le Danemark. Il suit de près la même évolution que l'Angleterre quant au nombre de récepteurs vendu et les projections de vente dans les années à venir.
RA : Quel est votre objectif principal aujourd'hui suite à l'annonce de ce nouveau module DAB/DRM ?
A. N. : Notre but est véritablement de trouver un nom commun, une marque pour la radio numérique. Au sein du consortium DRM et du WorldDAB en tant qu'organisation, notre objectif est d'essayer de réduire le plus possible la confusion pour les consommateurs et les revendeurs afin que cela soit le plus simple pour eux. Simplifier la vie du consommateur. Si un consommateur désire se rendre dans un magasin n'importe où en Europe et demande un poste de radio numérique, le vendeur doit être capable d'identifier ce poste et d'expliquer ce qu'il est possible de faire avec ce poste. C'est la raison pour laquelle il est important que ces poste de radio numérique puissent capter tous les standards DAB, DRM, AM et FM.
RA : Que faut-il donc pour que cette marque commune, ce nom commun à la radio numérique devienne une réalité ?
A. N. : Premièrement, nous devons déjà avoir les postes multistandards et être sûrs qu'ils fonctionnent. Ensuite, puisque nous sommes toujours deux organisations différentes, nous devons tomber d'accord, car dans un sens nous avons besoin d'une aide mutuelle. Le DRM, comme le WorldDAB, doivent comprendre que nous allons tous bénéficier de cette avancée. Et le comité du WorldDAB a déjà statué sur cette marque commune et voté un budget à la condition que le consortium DRM l'accepte aussi. Et de toute façon, quelle que soit la marque que nous décidons entre nous, au final c'est aux fabricants de récepteurs de décider. Rien oblige les fabricants de récepteurs de mettre un logo qu'ils ne désirent pas mettre. Ce sont eux qui décideront. Mais je pense que si deux organisations de lobbying et de soutien à la radio numérique comme le consortium DRM et le WorldDAB disent : "voilà nous désiront avoir cette marque commune et nous aimerions aider tous le monde à réduire la confusion pour trouver le bon produit par le consommateur en lui expliquant ce que ce produit peut faire", c'est dans l'intérêt de tous.
RA : Une consultation publique a été lancée en France sur la radio numérique. Quelles sont vos actions pour soutenir le DAB en France ?
A. N. : Nous avons essayé par tous les moyens de défendre et soutenir le DAB en France depuis toujours. Aujourd'hui, tous ce que nous pouvons faire pour la sensibilisation des législateurs, des décideurs du gouvernement sur le DAB, nous le mettons en place depuis la dernière loi. Nous essayons d'influencer autant que nous le pouvons. Je pense que lorsque vous avez une confrontation entre différentes technologies, il est très important d'informer le mieux que possible. Car le manque d'information est souvent la raison de mauvais choix technologiques.
RA : L'annonce du lancement de ce poste multistandards peut-elle selon vous influencer le CSA sur la décision de faire un appel à candidatures pour le DAB sur le Bande L en France ?
A. N. : Je pense que c'est une très bonne chose, car si vous réfléchissez à la combinaison DAB et DRM, plus la possibilité de rester dans le monde analogique et écouter la FM ou l'AM, c'est une solution très forte. Et il faut aussi rappeler que ce sont des technologies européennes et que cela permettrait à tous d'écouter ce qu'ils désirent où ils le désirent. Et les radio diffuseurs pourront choisir de couvrir des pays entiers ou de régionaliser leur diffusion selon leurs besoins. C'est une combinaison gagnante, vraiment. Et non seulement pour l'Europe mais dans le monde entier.
Philippe Chapot (philippe.chapot_at_radioactu.com) pour RadioActu
© RadioActu SAS · 2005 · Reproduction interdite sans autorisation
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Philippe Chapot pour RadioActu
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