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Le Club DAB Italia a débuté le 25 juillet dernier 5 programmes DAB+ sur leur multiplex, en plus des programmes en DAB déjà existants. Des expérimentations sont également menées avec la technologie T-DMB pour la diffusion de la télévision et de la radio sur le Vatican et Rome. La France fait grise mine face aux nombreux pays étrangers qui testent le DAB+ aujourd'hui.
DAB, DAB+ et T-DMB sont les trois technologies qui cohabitent actuellement en Italie. Les Italiens et le Club DAB Italia ont décidé d'expérimenter pour la première fois en Italie la nouvelle norme DAB+ (MPEG 4) publiée à l'ETSI en février dernier. Ce standard permet de diffuser plus de programmes radio que la première version du DAB (MPEG 2). "Le DAB+ rend nos bouquets extrêmement flexibles. Nous sommes heureux d'être les premiers en Italie à lancer cette technologie innovante qui aménera aux auditeurs de nouveaux services et une qualité de haut niveau. En plus des programmes DAB, cinq nouveaux programmes voient le jour grâce à une technologie puissante et prête pour le futur. Reste maintenant au Ministère de la Communication à donner les ressources nécéssaires pour tous les acteurs intéressés par le lancement de ce standard innovant", a indiqué Fabricio Guidi, président du Consortium Club DAB Italia.
Les récepteurs DAB+ seront disponibles à grande échelle dès l'automne chez de nombreux fabricants européens et asiatiques, indique le Club DAB Italia. "Le passage vers une nouvelle génération de produits flexibles et accesibles est essentiel pour le développement de la radio numérique. Futur Waves, la société taïwanaise nous a soutenu dans noptre projet en fournissant très vite les premiers récepteurs DAB+", explique Hans Wolter, responsable du projet. "La collaboration avec les fabricants de récepteurs est fondamentale pour la création d'un marché qui permet d'offrir aux usagers un vaste choix et des prix bas. Nous tenons aussi à remercier la société Factum pour sa réactivité", a t-il ajouté.
Pour ce qui est du T-DMB, le Centre de Transmission du Vatican - la télévision du Vatican CTV - et Radio Vatican expérimentent la diffusion de télévision mobile et de radio. Les récepteurs disponibles à la rentrée permettront ainsi de recevoir non seulement les radios qui diffusent actuellement déjà en DAB et en DAB+ mais aussi la télévision du Vatican en mobile. Les coréens ont offert un récepteur T-DMB au pape Benoît XVI lui permettant de visionner sa télévision. RAIWay, diffuseur de télévisions et de radios et Aeranti Corallo, association représentant 600 radios locales et 330 stations de télévision locales viennent aussi de signer un accord d'expérimentation pour la transmission de 17 programmes audio, vidéo et données associées en bande III et L avec le standard T-DMB sur plusieurs mutliplexes.
"Le DAB+ nous donne de la flexibilité et permet d'accepter le DAB classique ainsi que des technologies comme le T-DMB ou Visual Radio pour la vidéo mobile sans fil", a précisé le Président Guidi. L'Italie prend donc le chemin que beaucoup d'autres pays européens empruntent logiquement actuellement, comme la Belgique, la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche ou encore la République Tchèque, en testant le DAB+ pour la radio et le T-DMB pour la télévision mobile.
En France, le GRN, regroupant l'ensemble des grands groupes privés et public ainsi le SIRTI, a décidé avec l'aval du CSA, de n'expérimenter que le standard T-DMB pour la radio. Standard que les autres pays utilisent exclusivement pour la diffusion de télévision mobile. L'annonce récente du Groupe NRJ rapportée par Les Echos du 8 août concernant la télévision mobile confirme la position du GRN qui entend bel et bien diffuser des télévisions sur les bandes réservées normalement à la radio. En effet, towerCast avait bien commencé à diffuser NRJ12 sur le multiplex autorisé pour la diffusion expérimentale de radio numérique à Paris. Cette diffusion, vite arrêtée - tout comme celle de BFM TV sur un autre multiplex pour la radio numérique - par un des leaders du GRN prouve bien la volonté des grands groupes de tester cette technologie pour la télévision et d'utiliser la transition vers la radio numérique dans un but de paupérisation radiophonique. Car, quoique l'on puisse en dire, il y a pénurie de fréquences sur les bandes III et L, surtout avec l'utilisation d'une technologie qui limite le nombre de services possibles sur les quelques multiplex disponibles avant l'extinction de Canal + en analogique. Plus de la moitié des radios existantes en France risque de se trouver dans l'impossibilité de financer le passage au numérique.
Le nombre de places sera tellement restreint que seul les grands groupes et le service public seront logiquement autorisés. Or, la loi indique que tous les acteurs autorisés en FM ont le droit de passer en numérique. Une tâche bien complexe pour l'autorité de tutelle et le ministère de l'Industrie, le ministère de la communication et la DDM qui ont à plusieurs reprises émis le souhait d'autoriser de nouveaux entrants afin de permettre un pluralisme et une diversité encore plus riches qu'en FM.
Eléa Vidal (elea.vidal_at_radioactu.com) pour RadioActu
© RadioActu SAS · 2007 · Reproduction interdite sans autorisation
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Eléa Vidal pour RadioActu
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