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Si elle s'est réjouit du lancement prochain de la radio numérique en France, l'association VRN (Vivement la Radio Numérique) a "vivement regretté" le choix du T-DMB par le gouvernement et dénonce "un lobbying efficace" des grands opérateurs.
C'est la première réaction officielle d'une organisation professionnelle après la signature, le 5 décembre dernier par Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication, de l'arrêté technique fixant le T-DMB comme norme de la radio numérique en France. Vivement la Radio Numérique (VRN) qui milite depuis 2003 pour le déploiement de la radio numérique, a exprimé sa satisfaction de voir la numérisation devenir une réalité. Une satisafaction "de principe", tout en déplorant l'adoption d'une norme unique, le T-DMB, expliquant que ce choix est "loin de toute neutralité technologique". Plusieurs groupements professionnels avaient en effet milité pour l'adoption d'une norme multistandard, une option privilégiée par "par l'immense majorité des opérateurs privés", souligne VRN. Ces opérateurs entendaient proposer "une vision technologique oecuménique et sans parti pris", et non pas une "querelle des chapelles techniciennes".
Selon VRN, les différentes expérimentations menées, notamment celles comparant les normes DAB+ et T-DMB, "n'ont servi à rien". L'association estime que "que les jeux étaient déjà fait depuis l'annonce des projets d'arrêtés le 13 mars dernier par Monsieur le Ministre délégué à l'industrie du gouvernement précédent". VRN dénonce le "lobbying efficace" mené par certains opérateurs, "non pas tant sur les qualités intrinsèques de la norme T-DMB mais sur la nécessité de retenir coûte que coûte cette norme en tant que norme unique". VRN s'interroge aussi sur l'utilité des différentes expérimentations mises en place par le CSA, qui ont demandé "des efforts financiers et humains considérables", efforts supportés par les associations de radio qui ont mené ces expérimentations. "Cette expérimentation comparative a montré tout l'intérêt de la seconde norme, le DAB+, plus économique en ressources et coûts financiers de mise en place et d'exploitation", explique VRN.
Tout en prenant acte de la décision du gouvernement, VRN souhaite désormais que tous les intervenants du secteur oeuvrent à la réussite du démarrage de la radio numérique. L'association souhaite que le CSA veille à l'émergence d'un paysage radiophonique numérique "au moins aussi riche, diversifié et pluriel" que l'actuelle bande FM. Elle souhaite que le CSA garantisse la migration des radios existantes vers le numérique. La loi prévoit en effet que ces dernières bénéficient en priorité d'attribution de fréquences en numérique. Rappelant l'engagement de Christine Albanel de porter "un attention toute particulière aux acteurs les plus fragiles" du secteur, VRN souhaite désormais que des mesures concrètes soient prises par le gouvernement "pour amortir les conséquences du choix de la norme la plus coûteuse en terme de ressources et la plus onéreuse en terme financier tant pour les équipements de démarrage que pour le coût de l'exploitation". En dépit de ses réserves sur le choix de la norme, VRN souhaite "malgré tout" que tous les acteurs du secteur s'engagent à réussir l'étape du lancement effectif de la radio numérique.
Eléa Vidal (elea.vidal_at_radioactu.com) pour RadioActu
© MédiasActu · 2007 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.digitalradioactu.com/actualites-radio-numerique/83006/vrn-une-satisfaction-i-de-principe-i-pour-la-radio-numerique/
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